14 juin 2008
La balade aux narcisses
Nous partîmes.....non pas 3 comme prévu mais, Jacques étant "patraque", seulement 2 : Gérard et Yvette en tête à tête , de presque bon matin, 9h, pour l'Oisans, le massif préféré de Gérard et plus précisément La Grave et les hameaux de Valfroide, face à ce "monument" toujours aussi imposant : La Meije.
Après avoir traversé à pieds ces 3 hameaux qui s'échelonnent et s'accrochent sur un des flancs de la vallée, écouté les doléances d'un des "pays" en mal de reconnaissance, admiré les vieilles maisons (l'une était datée de 1682!) en pierres sèches, on découvre les premiers narcisses au bord du chemin, puis celui-ci se perd ( et nous avec!) dans des champs de NARCISSES ! D'autres couleurs osent se mêler à cette blancheur dominante, enivrante, entêtante : le jaune des trolles, le bleu des gentianes, le rose des sainfoins.....autant de contrastes mis en valeur par le vert profond des asparagus..... En bruit de fond : le torrent. On s'asseoit sur une pierre isolée, on regarde, on écoute et..... on se tait ! Une BEAUTE à laisser muette la plus bavarde des pipelettes, et oui! 
Mais pas à nous couper l'appêtit et, à ce festin offert par Mère Nature, notre 5ème sens fut convié! Dessert + café (de Gérard of course) compris. Une cueuillette vite-faite (et très raisonnable) de narcisses fut tolérée. Et l'aventure commença ! Il nous fallait, sur quelques vagues indications de Michel Cret (que j'avais d'ailleurs oubliées à la maison ainsi que leur n° de téléphone!) changer de vallée et retrouver le hameau du Pied du Col où habitent Mayo et Michel. Il y en avait pour 2 heures aux dires de ce dernier. Nous en mîmes 1 de plus à cause des multiples barrières électrifiées qu'il fallut traverser en rampant......C'est pour les troupeaux de moutons qui vont arriver, nous a-t-on expliqué. Là vous avez raté la technique très élaborée de Gérard : il ne se contente pas d'avancer sur le ventre : il se met sur le dos dans le sens du fil electrique qu'il ne quitte pas des yeux jusqu'au moment où il opère un brusque et savant virevoltage qui le propulse en un quart de seconde "hors daznger"! Excuse-moi Gérard de donner ces détails de nos "cabrioles"répétées sous tension électrique et, faute de m'être vue, je t'autorise à prendre le même fou rire que je viens de me déclencher, en décrivant les miennes beaucoup plus prosaïques!
Les Cret nous accueillirent avec toute la chaleur, la spontanéité, la complicité aussitôt (re)trouvée et après une collation désaltérante, Michel, comme il me l'avait proposé, en voiture nous reconduisit récupérer la nôtre à notre poit de départ de cette très EXCEPTIONNELLE BALADE AUX NARCISSES que je viens de revivre en essayant de vous la conter comme je l'ai vécue.
C'était l'idée de Gérard et peut-être voudra-t-il bien y mettre tous les détails que j'ai omis. J'ai effectivement oublié de vous dire
que le soleil était de la partie, que les narcisses, d'un versant Sud à l'autre ne nous ont pas quittés, et que les asphodèles, très présents dans la vallée du Pied du COl, seront bientôt en fleurs ! Avis aux amateurs !
06 juin 2008
Marchoter, mégoter et parloter...
Nous nous retrouvâmes à cinq : Jakotte, Vivotte, Giselotte, Elianotte et Naniotte... Rassurez-vous, je ne continuerai pas dans ce registre car je ne m'en sortirai pas !
Mais tout de même ça a commencé avec force parlottes bien à l'abri du crachin, dans la voiture embuée et après un rendez-vous difficile... Le sujet de la discussion étant comme d'habitude :"Où allons-nous ?" Car, vous avez dû le comprendre depuis longtemps, nous ne sommes absolument pas disciplinés mais totalement arborescents les uns et les autres. Prendre une décision de balade à 9 heures du matin n'est pas forcément un gage de sa réalisation !
Bref, je passe les palabres et j'en viens au fait : la balade se déroula autour de Blandin... Je suis sûre que ce nom rapelle à beaucoup des souvenirs impérissables ?... Non ?... Ah! bon... Moi je connaissais car l'une, parmi la centaine, des maisons visitées lors d'une recherche d'hébergement buccolique se trouvait juste sous la voie ferrée qui survole Blandin... Pour faire court, c'est à côté de Virieu (son château, son parc...). Etant partis pour Paladru, nous mîmes du temps pour arriver à destination. Le soleil promis par météo France n'était pas là. Le crachin si et je n'en reparlerai plus même s'il ne nous fit défaut à aucun moment!
Le texte de la balade promettait monts et merveilles question points de vue : les monts du Bugey, la Chartreuse etc... Sans doute étaient-ils là bien cachés derrière la brume cotonneuse ! Dans l'ensemble, nous nous sommes bien crottés et il flottait alentour un parfum du "balcon en forêt". Enfin, de chemins boueux en sous-bois ruisselants, nous sommes arrivés sur notre lieu de pique-nique, que je suis tentée de nommer : "le nez dans la bouse" voyez donc si ne me croyez :
Non ! vous ne rêvez pas, nous étions assis à l'abri de l'écurie avec derrière nous la vache et son veau mignon. Et avec vue sur le château de l'Epinay dont le hobereau (Vivette en était bluffée !) vint nous saluer et nous accueillir. On lui a promis de ne pas salir : j'en ris encore !!! Enfin heureusement j'avais mon sac poubelle en plastique pour m'asseoir. Je l'ai replié soigneusement dans mon sac à dos qui maintenant sent bon la campagne.
Tous les gens que nous avons croisé ont été très gentils avec nous, allez savoir pourquoi ? Sans doute avaient-ils un peu pitié de ce groupe de cinglés avançant consciencieusement sous la bruine... Le retour en voiture fut un peu plus rapide. Nous prîmes le temps d'une petite conso à côté de la zône commerciale de Burcin et je vous le dis, le lieu convenait tout à fait pour clore une aussi folle journée. Devinez ce que j'ai fait en rentrant chez moi ? J'ai pris un bon bain chaud ! que d'eau, que d'eau !!!
Sachez encore que ce n'est pas en France que fut emprisonné Oscar Wilde mais bel et bien en Angleterre et que ce n'est pas pour crime d'homosexualité que fut enfermé Verlaine mais pour avoir tiré au pistolet sur Rimbaud... On a peut avoir le nez dans la mouise et la pensée dans le savoir...
Et hop ! pour le haïku :
Dans la brume et la buée / dégoulinants / les marcheurs résignés
Votre scribe décrottée
31 mai 2008
Scission...
Eh oui ! nous fîmes scission hier...
Vivette pilotant le cousin d'Amérique à travers ses souvenirs et Autrans, Eliane et moi nous nous sommes fixé rendez-vous au bord de l'Isère sur le pont suspendu. Car hier était le jour : l'Isère charriait troncs, racines et débris divers dans des eaux tumultueuses et grises à une cote atteinte en 1916 ! presque la crue du siècle !
Nous avons donc parcourru la berge de l'île verte jusque derrière les trois tours et le spectacle nous a vraiment surprises : l'eau noyait une partie des chemins longeant la rivière au plus près, les canards avaient l'air désemparés, dépressifs peut-être (hi hi hi !) : ils avaient dû perdre les nids et les oeufs.
Retour par le même chemin : l'eau avait l'air de baisser un peu ! et nous nous sommes séparées pour aller chacune vers notre destinée ! mais vendredi prochain, nous nous retrouverons n'est-ce pas anges heureux oublieux !
Haïku de la crue :
tumultes des eaux / tourbillons / canards égarés
Votre scribe
27 mai 2008
Vendredi 23 mai - Le Habert d’Aiguebelle
Les Vila (qui sont en train de pêcher le saumon en Norvége et que nous ne reverrons pas avant...?) nous ayant fait faux-bond au dernier moment (oh!les vilains), nous partîmes 3 : Gérard, Jacques et moi Yvette, la scribe remplaçante, toute heureuse d’avoir deux charmants compagnons pour moi toute seule. Bon d’accord, c’est moi qui conduisais puisque j’avais pris ma voiture pour être sûre d’être devant ! En plus de ça, j’avais prévu "le chemin Gaubert" dans le Vercors et Gérard voulant aller tâter où en était la neige dans Belledonne, Jacques n’étant pas emballé par le souvenir + que vague qu’il gardait de ce chemin, j’avais dû me ranger à la décision majoritairement masculine.
La montée fut très belledonnesque, c’est à dire assez raide et un peu boueuse et la neige nous attendait au-dessus du refuge où nous nous restaurâmes, adossés à la cabane et le paysage grandiose de ce cirque rien que pour nous. Enfin presque : face à nous un randonneur (à ski) se payait le luxe d’une dernière descente. Les garçons étaient en verve et de blague en blague, "morte de rire" je comptais les points.
Plusieurs opportunités s’offraient à nous pour le retour : celle que nous avons choisie s’est avérée enthousiasmante ! Un chemin à flanc de crête dominant la vallée d’Uriage, abrité du vent , plein de fleurs dont certaines ont même posé une colle à notre botaniste érudit.
Nous étions Jacques et moi en train d’en cueillir quelques spécimens (sous le regard réprobateur mais indulgent de Gérard), quand un deuxième randonneur(à pied celui-ci et torse nu) à toute allure nous dépassa en nous assénant d’un "déforestation !" tonitruant.
Pour nous remettre d’une telle humiliation, Jacques nous a offert à boire à ??? et la journée fut BELLE BELLE ! A refaire.
PS : Jacques a pris des photos, mais sur son portable et on n’est pas prêts de les voir, alors en l’absence de notre photograhe officiel, apportez vos appareils les filles ! Celui de Gérard est en réparation !
Vivette
19 mai 2008
La dent du loup scregnegne...
Nous n'étions que trois ce vendredi 16 mai, mais Roger était heureux car bien entouré ! notre choix s'était porté sur une balade proche de Grenoble et donc Vivette, toujours elle, nous brancha sur le plateau de Sornin et la dent du loup.
A Engins, point de départ de la grimpette, nous délaissâmes l'église pour monter vers le Fournel ou Nanie avait vu un accès plus rapide au Sornin. Evidemment, NOUS AVIONS OUBLIE LA CARTE IGN, et de ce fait, au lieu d'aller au bout du village, nous nous sommes arrêtés au centre aéré. De là, une indication suspecte nous entraîna vers un champ bien pentu où nous nous vîmes perdus... Heureusement que grimpant et prêts à désespérer, nous avons aperçu, tout là-haut, là-haut, glissant, tranquille et fluo le long de la lisière dudit pré, un VTTiste. Nous le hélâmes avec force cris et moulinets et il nous encouragea à persévérer. Alors suant et soufflant nous sommes arrivés aux barbelés qui marquaient la fin de notre calvaire !!!!
Et là, ouf, s'ouvrit devant nous le chemin large et - presque - sablonneux, bordé d'arbres dont les frondaisons nous ombrageaient juste ce qu'il fallait pour nous inciter aux bavardages divers dont nous sommes coutumiers. C'est ainsi que Roger nous raconta par le menu son voyage en Iran. Et c'est ainsi que, devisant paisiblement, consultant tout de même régulièrement le descriptif de la balade pour vérifier si nous étions dans la bonne direction, nous sommes arrivés au bord d'une clairière qui s'ouvrait sur une vue magnifique vers la Chartreuse, Belledonne et le Moucherotte. Et là, bien sûr s'offrait l'endroit idéal pour le pique-nique ! comble de plaisir, le muguet y débutait sa floraison et Roger, galant, nous en cueillit chacune un brin !
Las, en repartant, nous constatâmes que le chemin, au lieu de monter régulièrement comme jusque là et comme il se devait, redescendait allègrement vers des profondeurs insondables (… il y avait un virage !). A contre-coeur, nous nous sommes engagés après avoir vérifié qu'il n'y avait que cette solution... Bien nous en prit ! car derrière le virage, la grimpette reprenait qui nous amena en vue du plateau où nous débouchâmes avec grand plaisir sue les larges pelouses de Sornin ! de là, descente vers les chalets du hameau au milieu desquels nous attendait cette belle et imposante fontaine taillée dans un bloc de pierre :
Après une halte, nous avons repris la route croisant un ramasseur de tricholomes de la saint Georges, accompagné de son chien. Il avait bien rempli son sac de champignons que pour ma part je connaissais de nom mais que je n'aurais jamais ramassés ! lui s'en régalait, les jugeant bien meilleurs que les morilles... Avis aux amateurs mais soyez prudents...
Suivant les indications nous nous sommes alors dirigés vers cette fameuse dent du loup d'où la vue est paraît-il extraordinaire. Nous avons eu la désagréable surprise de trouver là : un téléphérique ? Non. Un poteau télégraphique ? Non ! un affreux pylône EDF monstrueux et crépitant et une vue très fugitive vers la vallée car le brouillard montait ! mais l'endroit est vertigineux et très impressionnant. comme ne le donne pas à voir cette photo !
Au retour, nous n'avons pas fait la boucle du plateau et nous sommes donc redescendus sur le hameau de Sornin où nous avons retrouvé ce fameux sentier du Fournel que nous avons donc emprunté. Un peu dur car très pentu et caillouteux mais très beau et très romantique... Qui inspira d'ailleurs Roger : il nous raconta sa visite à je ne sais plus quelle volière iranienne où des autruches, non voilées, copulent "a tergo more ferarum" au sus et vue de tous !! amis de la poésie.....
A notre arrivée, au hameau du Fournel, nous avons dû chercher la voiture devenue invisible… Car bien sûr beaucoup plus bas... Mais nous ne le savions pas... Enfin nous la découvrîmes patiente sur son parking et nous sommes retournés à nos obligations respectives.
Votre scribe
07 mai 2008
Activité
Peu d'activité sur ce blog...
Où sommes-nous tous ?
Au boulot en train de buller et de se faire bronzer ?
Aux antipodes pour se changer les idées ?
Question hibernation, c'est terminé ! les marmottes sont ressorties depuis belle lurette et les martinets sont revenus tournoyer sans fin au-dessus de nos têtes en piaillant.
On pourrait se donner un prochain rendez-vous le 16 mai ? A bientôt...
Votre scribe vigilante
11 avril 2008
Cocooning !
C'était bien la seule chose à faire ce vendredi ! Chez moi on dit "covasser" qui est plus français et plus imagé : en Savoie, une poule qui covasse cherche à couver... ! Alors nous avons covassé chez Vivette. Nous étions deux rescapées... J'ai quand même affronté la pluie et les manifs (donc le tram bloqué), pour déguster son délicieux repas, regarder la tempête qui secouait ses fenêtres en sirotant café, thé et petits gâteaux ! Seules sur notre île...
Petits amis des anges heureux, vous nous avez manqué ainsi que notre rituelle balade... D'autant que nous nous reverrons dans deux ou trois semaines et bien plus même, pour certains ! De quoi en avoir déjà la nostalgie et c'était bien une journée pour ça. Pour nous remonter le moral Grand Place nous attendait avec sa FNAC, sa bibliothèque, son parfumeur... Alors nous n'avons pas hésité, sur le coup de 17H nous sommes allées craquer de la tune ! Vivette pour ses expos parisiennes (intello branchée !) moi pour les coups de soleil sur le nez (l'espoir fait vivre !).
Et nous nous sommes quittées en nous souhaitant bon vent... Ce n'était pas la peine vu ce qui nous décoiffait et retournait le parapluie !
Mon haï -kuku
orage et tempête / chaleur du thé / la vitre ruisselle
Votre scribe envacancespourquinzejours
04 avril 2008
Une Passerelle et... quelques passereaux !
Sur une nouvelle idée de Vivette qui décidément n'en manque pas grâce à sa docu trièviale (bon d'accord, pas très bon le calembour !), nous sommes repartis ce vendredi vers le lac du Monteynard pour en parcourir les balcons entre Treffort et le pont de Brion. Nous avons commencé très fort en cherchant le parking le plus adéquat, derrière le château d'Herbelon, Roger et moi etant partisans d'en faire le plus possible en voiture ! La barrière étant baissée, nous dûmes nous contenter d'un accotement... Déjà que nous ne prenions pas le chemin par son point de départ, nous allions devoir le rejoindre par une tengeante !
Joli chemin bien large et tranquille qui nous amène au croisement des sagnes lequel nous remet sur les rails : et nous montons sur un joli sentier bordé de buis vers le pas de Berlioz : parcours très agréable qui débouche au dessus d'un bel à pic et d'où la vue est superbe sur les canyons du Drac et de l'Ebron. Et que voyons-nous juste en-dessous ? La passerelle que Jack aurait bien voulu aller voir d'un peu près. Mais c'est là que croisant un "vrai" marcheur, nous apprenons que nous avons carrément pris le trajet à l'envers !... Déconvenue générale, d'autant que nous avons l'air assez niais !
Qu'à cela ne tienne, nous allons nous en sortir ! abandonnons notre trajet premier pour un autre bien plus attrayant : passons par la passerelle ! au bout de celle-ci nous voyons d'en haut un superbe espace sous les pins pour... devinez quoi ? Le pique-nique ! Et, nous voilà repartis toujours sur un sentier joli dans les buis et les pins pour contourner une croix à l'aspect ancien, longer une tombe (mais que fait-elle là ?) et appercevoir entre les branches la magnifique batisse des Clos. Nous redescendons ensuite vers le pont de Brion pour aller reprendre un sentier qui nous mènera vers la passerelle sur l'Ebron.
Là, le chemin n'est pas trop balisé : des flèches vertes nous font penser que nous sommes dans la bonne direction et après quelques hésitations, nous parvenons à l'accès. Je ne parlerai pas de la traversée car pour ma part je n'ai rien vu, le regard fixé sur la crête verte des pins en face et verte j'étais, paraît-il, en arrivant. Les autres ont apprécié... Après les photos d'usage, le pique-nique : Roger était satisfait car assis sur un banc à une vraie table ! Les vannes volaient assez bas, j'étais chargée de les transcrire mais elles se sont évaporées en chemin... Nous avons tout de même concouru pour un quizz proposé par Vivette et nous ne savons pas pour autant ce que sont les poires tapées ! Eh bien allez-y voir : http://www.poirestapees.com/. Et heureusement, Gérard était là avec LE CAFE !
Bon le retour se passa bien sauf une contestation générale de la docu trièviale car le départ de notre chemin était totalement erroné sur la carte ! le torrent de Baraton étant situé bien plus près que prévu de notre stationnement... Nous avons eu le temps d'aller chez Roger et Cathy, leur prodiguer nos conseils matrimoniaux avant de redescendre à nos pénates.
Panne d'Haïku !
29 mars 2008
Le sentier du martin pêcheur
Eliane ne voulant pas aller à la neige, moi non plus d'ailleurs, nous sommes retournés vers le sud Grésivaudan pour parcourrir un sentier le long des berges de l'Isère, entre le pont de Beauvoir et La Sône.
Vivette, tu n'étais point là, et nous avons eu notre compte de passerelles ! sans aucun doute moins vertigineuses que celles du Monteynard mais bon...! L'un des attraits de ce sentier était l'observatoire des oiseaux : point trop n'en vîmes ! hormis les cygnes patalant pour amerrir, les foulques (masculin ou féminin ? Eh bien il semblerait que ce soit féminin ! Roger tu avais raison !), deux hérons bien cachés et quelques monstres postés au soleil sur un bois flottant et qui s'avérèrent vite être de vulgaires colverts (gros, je dois dire !)...
Gérard n'était pas là non plus et... Nous nous perdîmes ! ce n'était pourtant pas faute de cartes mais encore faut-il s'en servir. Une fois perdus nous nous sommes souvenus de leur existence et elles nous ont sauvés. Mais nous avons une fois de plus regretté nos machettes pour venir à bout des ronces et autres fourrés qui nous agressaient!
Enfin le pique-nique, instant majeur de nos balades : ouf ! un joli pierrier, bof ! pas de café ! face au Vercors tout de même. Vivette, les bois étaient pleins de fleurs : violettes, ail des ours, anémones palottes et des pervenches dont Catherine a fait ses choux gras... Enfin son bouquet !
Et puis nous sommes arrivés à La Sône : tout d'abord, vue sur le château de La Sône dont voici un peu d'histoire : http://www.chateaudelasone.com/historique.htm et puis le village joli autour de son clocher du XIIème, de sa manufacture de tresses et lacets. Nous avons appris que l'origine de "La Sône" était "sonitus acquae", le murmure de l'eau et qu'au Moyen âge le village s'appelait "Sonna".
Décidément, ce village renferme des trésors car il possède aussi des tuffières : des fontaines pétrifiantes qui produisent le tuf. Vous voulez en savoir plus : http://www.isere-annuaire.com/curiosite/curiosite4.htm
Bref, comme vous le voyez, nous avions décidé de ne pas rentrer idiots. Et nos rentrâmes au bercail... Après avoir vu le balbuzard à bretelles, clou de la randonnée !
Sous les ruines de Beauvoir / un tournoiement / le balbuzard pêcheur
A bientôt
Votre scribe
22 mars 2008
A bord du Darjeeling limited
Aujourd'hui 22 mars, souvenirs, souvenirs...
Nos volets se sont ouverts hier sur une surprise pas si surprenante car la meteo nous avait mis en garde : il neigeait, pleuvait, ventait, bref un vrai temps pour rester sous la couette. Mais non ! Vivette, toujours elle et toujours aussi énergique nous avait concocté un programme !
C'est ainsi que nous nous sommes retrouvés au cinoche, peu nombreux certes car, entre ceux qui avaient déjà vu le film et ceux qui avaient des réunions (quelle infidélité imprévue Gérard !), nous n'occupions pas une rangée même si la salle avait la taille d'un placard à balai (à peine plus grand, il y en a certes une encore plus petite !).
Et encore une fois merci Vivette : le choix était bon et tu avais bien fait d'éplucher la critique de Télérama ! je vous en donne le lien si vous voulez aller vous documenter : http://www.telerama.fr/cine/film.php?id=331572&onglet=critique Nous avons passé un bon petit moment en assistant au voyage immobile de ces trois frères aussi déjantés les uns que les autres, qui traversent l'Inde en train. Ils commencent enfin à se déplacer lorsqu'ils se font virer par un sikh très ennervé !
En sortant, bistrot et commentaires bien sûr, puis nous sommes allés sous la pluie cueillir des oeufs en chocolat pour Vivette, enfin pour sa petite fille.
Bon film et bon après-midi finalement, malgré cet hiver qui nous saisit au deuxième jour du printemps !
Votre fidèle scribe







